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Site vitrine pour un artisan : les pages utiles, et celles qu’on peut laisser

Publié le 2026-10-03

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Par Anthony Marcelin

Outils d'artisan sur un établi, photo Unsplash

Un couvreur, une boulangerie ou une asso n’a pas besoin de vingt pages le jour de la mise en ligne. Le visiteur doit voir qui vous êtes, ce que vous faites, et comment vous joindre.

Je m’appelle Anthony Marcelin. Je crée des sites depuis Saint-Laurent-Médoc. Ce billet suit Après la fiche Google : vitrine, landing ou back-office : une fois le type de site choisi, quelles pages mettre, et lesquelles attendre.

Les pages qui servent dès le départ

L’accueil. Qui vous êtes, où vous intervenez, ce que vous proposez, et un moyen de contact visible sans chercher. Si l’accueil dit déjà ça, le visiteur n’a pas à ouvrir cinq menus pour le retrouver.

Une page par prestation réelle. Toiture, dépannage, formation, adhésion : une page quand le métier change vraiment. Deux phrases recopiées avec un mot-clé différent ne font pas deux prestations.

Le contact. Téléphone, formulaire, ou les deux, avec ce que la personne doit préparer (adresse du chantier, créneau, nombre de personnes). Une page contact vide, ou un formulaire qui n’arrive nulle part, ne sert à personne.

Les mentions légales. Sur un site professionnel, elles sont obligatoires et doivent rester faciles à trouver. Le contenu dépend du statut : entrepreneur individuel ou société. Identité, moyen de contact, hébergeur. Ce n’est pas une page « pour Google ». C’est l’identification du responsable du site.

Une page zone, si vous vous déplacez. Une seule page qui dit où vous allez (Médoc, Bassin, Bordeaux, un rayon autour de l’atelier). Pas une URL par commune. Google décrit comme abus les pages calquées sur des villes qui renvoient toutes vers le même contenu : doorway abuse. Le détail de la politique est dans les règles anti-spam Search.

Si vous avez de vrais chantiers ou de vraies réalisations à montrer, une page suffit. Des cases vides « projet à venir » n’apportent rien.

Ce qu’on peut laisser au départ

Un blog sans article. Une rubrique « Actualités » avec zéro texte, ou trois billets écrits pour remplir, se voit. Le blog a un sens quand vous avez quelque chose à expliquer (un chantier, une obligation, un choix de matériau). Sinon, la rubrique peut attendre.

Une boutique sans vente. Panier, fiches produit et paiement alors que vous travaillez au devis ou sur rendez-vous : le visiteur croit pouvoir commander, puis tombe sur un cul-de-sac. Le jour où vous vendez vraiment en ligne, la boutique se justifie. Avant, un devis ou un contact suffit.

Dix pages ville. « Couvreur + nom de commune » répété dix fois, avec le même texte, ne décrit pas mieux votre zone. Une page zone, plus les pages prestation, dit la même chose sans fabriquer des portes d’entrée pour le moteur. Les questions que Google pose sur ce type de pages sont dans cette note de 2015 : la page fait-elle partie du site, ou sert-elle seulement à capter une requête ?

Un second site « pour le référencement ». Même activité, autre domaine, pages quasi identiques. Vous doublez l’entretien (mentions, contact, mises à jour) sans donner une info nouvelle au visiteur.

Le socle utile pour la recherche reste celui du guide SEO de démarrage : des pages que quelqu’un lirait même sans moteur, une technique saine. Rien ici ne promet une place dans les résultats.

Pour qui gère le site

Peu de pages, mais chacune a une adresse stable et un sujet clair.

  • Le plan du site (sitemap.xml) ne liste que ces URLs, pas des brouillons ni des communes copiées.
  • Le menu reprend le même découpage : accueil, prestations, zone s’il y en a une, contact, mentions. Un visiteur et un robot lisent la même arborescence.
  • Une page ville n’est justifiée que s’il y a une présence réelle (atelier, local, infos qu’on ne trouve pas ailleurs). Sinon, la zone tient sur une page.
  • Les mentions légales et la page contact restent liées depuis le pied de page, pas cachées.

Si le site est déjà en ligne et que personne ne tombe dessus, le problème est souvent ailleurs que dans le nombre de pages. Voir Mon site est en ligne. Personne ne le trouve..

En pratique

On part des pages qui servent le métier : accueil, prestations, contact, mentions, et une zone si vous vous déplacez. Le blog, la boutique et les pages ville attendent un usage réel.

Création de site web : le périmètre d’un projet de vitrine, et ce qu’on met en ligne. Question sur une arborescence déjà en place ? Contact.

Pour une vitrine pensée pour vos clients du coin, voir mon offre de site vitrine.

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